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In Megan Rapinoe's Own Words

Les mots de Megan Rapinoe : « J'en veux un autre »

« Le championnat féminin de 1999 est arrivé à point nommé pour moi. J'avais 14 ans, j'aimais vraiment le football et j'étais douée dans mon équipe, mais ce n'était pas mon rêve. C'était seulement l'un des sports que je pratiquais. Et puis il y a eu 99, et tout a changé.

Pour les filles qui grandissent aujourd'hui, c'est difficile de comprendre à quel point l'événement était hallucinant. Je n'avais jamais rien vu de comparable. Tout d'un coup, il y a eu un tournoi pour les femmes. Aux États-Unis. Et ça passait à la télévision. Des foules immenses se rassemblaient. C'était la folie, les gens se peignaient le visage et s'enroulaient dans le drapeau. C'était un déferlement que personne n'avait vu venir.

Ce n'était tout simplement pas censé arriver. Je pense que ce jour-là, des milliers de filles présentes dans le stade sont rentrées chez elles, ont attrapé un ballon et se sont dit « C'est ce que je veux faire ». Il était enfin possible pour elles d'avoir de grands rêves.

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Pour être honnête, après 2016, j'ai vraiment cru qu'on avait mis cette bonne vieille Pinoe en jachère. J'ai pensé que c'était peut-être fini. J'ai eu une grave blessure au niveau des ligaments croisés. Ensuite, j'ai rejoint l'équipe olympique de justesse et j'étais loin d'être à 100 %. Le tournoi a donc été horrible pour moi, je n'ai pratiquement pas joué. Je n'étais que l'ombre de moi-même.

Puis, avant un match amical en septembre, je me suis agenouillée pendant l'hymne pour soutenir l'appel à l'égalité de Colin Kaepernick. J'ai commencé à être écartée de la formation. Cela n'avait jamais rien à voir avec le fait que je me sois agenouillée. On me disait que je n'étais pas tout à fait au niveau où je devais être. Ce qui était vrai ! Il n'y avait jamais rien d'explicite, mais comment dire ? J'avais l'impression que si je pouvais m'éclipser, ça serait aussi bien.

Eh bien, vous savez quoi ? Il était hors de question que je m'éclipse.

Je sais que c'est probablement la dernière fois que je participe. Mais je ne prends rien pour acquis. J'ai le boulot le plus sympa au monde et je réalise un rêve que j'ai depuis ma présence dans les tribunes du Stanford Stadium, en 1999. Et j'en veux vraiment un autre. Un autre trophée, un autre défilé triomphant et une autre fiesta mémorable pour célébrer la victoire avec les amis, la famille et le staff pour couronner le tout.

La France.

On arrive. »

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Rêvez avec nous

Rêvez avec Megan et toute l'équipe des États-Unis féminine à l'occasion du championnat du monde de cet été, en portant leur nouvel équipement de fan.